mercredi , 26 juillet 2017
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Conciliatrice de Justice

Diplômée de l’Institut supérieur de commerce de Paris, chef d’entreprise dans l’industrie lourde dans le nord et le grand sud-ouest, titulaire de deux mandats de PDG et d’autant de directeur général pendant sa carrière professionnelle, Annick Poli connaissait particulièrement les ressources humaines. D’autre part, son statut d’élue consulaire à la CCI de Béthune et surtout de juge prud’homale l’ont sans aucun doute préparée à ses fonctions actuelles de conciliatrice de justice.

À la retraite, le manque d’activité lui pesait : « Un jour, j’ai écrit au Président de la cour d’appel de Douai et je suis devenue conciliatrice ».

Cette fonction bénévole existe en France depuis 1978 et a été confortée par un décret de 1996. Les candidats, même s’ils possèdent déjà une expérience de la justice, reçoivent une formation spécifique, prêtent serment près la Cour d’appel et dépendent du tribunal d’instance.

Pour sa part, Annick Poli exerce ce « sacerdoce » sur les communes de Harnes, d’Annay et de Pont-à-Vendin.

Alors, en quoi consiste cette fonction peu connue mais très utile ?

« Il s’agit », explique Annick Poli, « d’être à l’écoute des gens, de rechercher des solutions amiables et équitables à certains litiges civils ».

Et de citer en exemples les conflits entre propriétaires et locataires, entre voisins (hauteur de haies, d’arbres, servitudes…) et tout ce qui a trait à la consommation. En un mot, tout ce qui inclut le civil, à l’exclusion du droit de la famille et les litiges avec l’administration qui relèvent d’autres juridictions ou instances.

« Je suis là pour être le témoin de la meilleure solution imaginée par les deux parties, pour que les gens se mettent d’accord. Alors, je rédige un procès-verbal de conciliation qui est rarement remis en cause ».

Ces démarches évitent sans nul doute de longs et coûteux procès. Et, même si la conciliation n’aboutit pas, les parties ont évolué dans leur réflexion ainsi que leur attitude « et les choses peuvent s’arranger plus facilement devant un tribunal ». Annick Poli estime qu’il est également de son rôle de guider les gens vers d’autres personnes ou instances, banque de France (surendettement), assistance sociale, greffiers, avocats…

Pour aboutir, il faut beaucoup de calme, de patience et de psychologie :

« Des qualités que je ne me connaissais pas forcément auparavant dans ma vie professionnelle. Mais, après une maladie, on voit les choses autrement, on relativise beaucoup les difficultés, on se penche plus volontiers vers le relationnel et le social ».

En quelques années, Annick Poli a résolu nombre de situations, nombre de conflits entre des personnes et compte bien continuer à démêler les écheveaux dévolus à sa fonction avec passion.

Dates des permanences :

  • Août
  • Septembre
Le mardi 22 août et le mercredi 23 août
Les mardis 12 et 26 septembre et les mercredis 13 et 27 septembre

Informations : 03 21 79 42 79
Adresse Mail : annick.poli-vitel@conciliateurdejustice.fr

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