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Un peu d’histoire…

Le nom de Harnes (1110) émane d’un mot flamand signifiant marais, le village étant jadis recouvert d’eau en très grande partie. Évangélisée par Saint Martin (334), la ville subit ensuite les invasions barbares avant de tomber sous la tutelle de l’abbaye de Gand, dépendance qui ne prendra fin qu’avec la Révolution.

DSC_0019Au cours des siècles, la cité rurale tint sa richesse des céréales, notamment le lin dont on tirait l’huile. D’où les lieux-dits consacrés de « Grand Moulin », « Petit Moulin », « Moulin Pépin »

À la fin du XIXème siècle, avec la création de la fosse 9, puis de la fosse 21 (1914), c’est la houille qui prend le relais : les conditions de vie des mineurs et de leurs familles sont difficiles mais la ville prospère. Son élan sera cependant vite anéanti par la destruction quasi-totale de la cité en 1917 par les Allemands.

Les Harnésiens, de retour d’exil, retroussent leurs manches et reconstruisent leur ville près du terril, à l’ombre duquel ont grandi nombre d’enfants de mineurs français, polonais, maghrébins, italiens… « Au fond, tout le monde était noir », avaient coutume de dire les anciens pour montrer leur solidarité quelles que soient les origines.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, un premier réseau de résistance, Charles Debarge en tête, s’attaque à l‘occupant. Sauvagement démantelé, il sera suivi d’une deuxième vague qui paiera également un lourd tribut à la libération de la cité.

L’après-guerre est marqué par le travail (la bataille des 100 000 tonnes de charbon), par des luttes syndicales puissantes mais également par une vie associative très intense.

À la fin des années soixante, alors que l’arrêt de l’exploitation du charbon est décidé, les Harnésiens, ceux de la terre et ceux du dessous anticipent conjointement et créent, au bord du canal, sur des terrains agricoles, la plus grande zone industrielle de l’arrondissement. À ce jour, elle compte quelques 25 entreprises et plus de 2000 personnes, la compétence économique ayant cependant été reprise, depuis 2000, par la communauté d’agglomération de Lens-Liévin.

DSC_9136D’un autre côté, il aura fallu une trentaine d’années pour reconquérir l’environnement et les friches laissées par les Houillères.

La nature a aujourd’hui retrouvé ses droits avec une coulée verte qui traverse la ville, avec les berges du canal et au sein d’un important parc verdoyant dédié aux loisirs, à la promenade, le Bois de Florimond.

La création d’un lagunage dans cet environnement permet, de façon biologique, de rejeter des eaux propres dans la nature. De ce fait, la faune et la flore se sont reconstituées dans cet environnement et de nouvelles espèces viennent y nicher. De plus, depuis 2005, le mois de mai anime la ville d’une manifestation entièrement consacrée à l’environnement sur trois journées qui accueillent plus de 30 000 visiteurs, dont plusieurs milliers de scolaires de tout le Bassin minier : « Des Racines et des Hommes ».

Pour ce qui concerne la jeunesse, les écoles font l’objet de soins particuliers et un plan d’équipement en informatique est en cours. De plus, la ville possède deux centres éducatifs de haut niveau qui ouvrent la porte à de nombreuses activités de loisirs et de vacances. Harnes possède un tissu associatif très dense dans tous les domaines, particulièrement en matière sportive avec quelque 50 associations, plusieurs clubs phare (volley et hand notamment) et environ 6 000 pratiquants.

Enfin, la ville soigne son rayonnement international et développe sa solidarité à travers six jumelages en Europe et en Afrique. Elle envisage par ailleurs des liens d’amitié avec le Maghreb.

Pour que la ville redevienne solidaire, de nombreux projets ont été élaborés : une épicerie sociale, des réalisations pour les personnes à mobilité réduite, un suivi des personnes au RSA, la construction d’un EHPAD, d’une crèche…

Afin que Harnes soit dynamique, le logement fait l’objet d’études de développement, le plan de circulation et le plan d’urbanisme vont être revus et une police municipale a vu le jour.

Enfin, côté culturel, une médiathèque devrait être créée et le musée du Vieil Harnes a trouvé un second souffle.

Tout est donc mis en œuvre pour que Harnes se dynamise en restant une ville paisible où il fait bon vivre.

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