vendredi , 15 décembre 2017
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Notre Histoire

Un peu d’Histoire

Les historiens s’accordent pour affirmer que notre territoire a été habité dès l’âge de la pierre polie. Des outils, des armes en silex et des meules portatives, utilisés par les peuplades celtes et gallo-romaines, ont été trouvés. Ils témoignent d’une intense activité humaine autour d’un habitat lacustre sur les marais qui couvraient l’essentiel de la superficie du bourg.

Celte, gauloise et romaine jusqu’en 445, puis franque, la cité harnésienne traverse les siècles non seulement au rythme des invasions, des dévastations et des occupations, mais également au rythme des modifications climatiques qui génèrent un environnement tantôt sec, tantôt humide.

Le territoire de Harnes, enclavé sous la juridiction de Lens, s’octroie très tôt une identité politique spécifique. Il devient, dès 628, le chef-lieu de plusieurs bourgades dont Loison et Annay.

Son destin bascule, comme celui de l’Artois, à la faveur du rattachement de la province au comté de Flandre (877), et surtout lors de la donation des droits au fisc et la terre de Harnes à l’abbaye de Saint-Pierre de Gand.

La révolution de 1789 est vécue intensément. Sur cette terre, où Robespierre avait de la famille, tous les habitants prêtent serment à la République, et jamais ils ne se renieront.

Au XIXème siècle, la découverte du charbon évite un exode rural qui paraissait inéluctable. Une nouvelle aventure, industrielle et sociale, débute alors. La cité se développe et accueille une main d’œuvre cosmopolite, très tôt sensible aux idées progressistes. Harnes, dans le giron des mines de Courrières, devient un terreau contestataire et le fief d’un anarcho-syndicalisme très actif.

Survient la Première Guerre Mondiale. La population est contrainte à l’exode car les troupes allemandes occupent totalement la ville. En 1918, de Harnes, il ne reste plus que des ruines. L’exploitation minière reprend grâce à l’apport d’une population nouvelle, immigrée et qualifiée, notamment d’origine polonaise, venant des mines de Westphalie.

Harnes revit, se développe et connaît à nouveau la prospérité à l’ombre de ses deux puits d’extraction, les n°9 et n°21. Durant la Seconde Guerre Mondiale, les mineurs seront les premiers à prendre les armes contre l’envahisseur nazi. La ville devient alors l’un des hauts lieux de la résistance.

Charles Debarge, héros national, incarne cet esprit de révolte. Son nom et ceux d’Alfred Delattre, Marcel Delfy, André Lefebvre, Henri Gouillard, Moïse Boulanger, Germinal Beudot, Henri Derache, Benoît Buysse, André Dumoulin, Aline Delattre, Raymonde Debarge, Emilienne Mopty, Esher Brun, Mireille Michel ou la très jeune Bella Mandel, Claude Fournier resteront gravés à jamais dans notre mémoire collective.

La fermeture des puits, respectivement en 1966 et en 1973, ne laisse pas la cité orpheline de son histoire. Avec la création du parc d’entreprises de La Motte au Bois, une autre épopée industrielle s’amorce… Avec la réussite que l’on sait.

 

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